Pourquoi vous ne devriez JAMAIS faire traduire votre contenu au rabais

Ca y est, vous avez décidé de développer votre visibilité à l'international (ou mieux, vous l'envisagez dès le départ) : votre contenu est prêt, mais le budget est serré, alors vous décidez de faire appel à une de vos connaissances qui parle bien l'anglais / le chinois / le tamoul (parce qu'il ou elle est "prof de …") pour lui faire traduire votre prose, et là… c'est le drame.

Les écueils lors d'une traduction sont nombreux : il ne s'agit pas de traduire des mots en file indienne, mais d'adapter aux références culturelles locales – ex : combien y a-t-il de continents sur la planète ? 5 me direz-vous (quelle question). Réponse de Français. L'Anglais lui, en trouve 6 voire plus. Si on va plus loin, il faut également penser à plein de choses comme la symbolique des couleurs (le blanc associé au mariage en France est plutôt synonyme de deuil dans les pays d'Asie orientale), le mode de lecture (certaines cultures favorisent du contenu textuel, d'autres du contenu visuel), le système de mesure (si je vous dis 3 pouces, ça fait combien de centimètres ? et 50°F, c'est chaud ou c'est froid ?), les dates (le 10/07/2010, c'est en juillet ou en octobre ?), faire attention à l'humour, aux images utilisées, etc. mais là on passe de la traduction à la régionalisation ou localisation, ce qui est encore un autre sujet.

Revenons à notre texte lui-même : vous avez votre version bilingue / trilingue / multilingue, vous vous apprêtez à diffuser, votre ami prof vous certifie que c'est OK, il l'a même relu 2 fois. Mais avez-vous bien mesuré les risques liés à une traduction approximative ? Savez-vous les conséquences que peut avoir une simple faute de grammaire ou d'orthographe ? Une étude sur laquelle je suis tombée récemment fait état de conclusions à prendre très au sérieux.  

En détaillant un peu, les professionnels interrogés indiquent que de voir des erreurs dans la communication d'une entreprise les conduit très majoritairement à remettre en question :

  • la qualité des produits et/ou services de l'entreprise
  • l'intelligence des personnes travaillant dans cette entreprise
  • le mode de fonctionnement interne de l'entreprise

Parmi ces personnes, près de la moitié considère les erreurs de syntaxe et de grammaire inexcusables, et ils sont 75% à penser de même pour les fautes d'orthographe ! La tolérance aux erreurs varie en fonction du support (ce sont surtout les communications papier sur lesquelles l'impact d'une faute est le plus fort), mais les sites web, emails et posts sur des forums ou réseaux sociaux sont aussi concernés.

Alors, toujours prêt à faire traduire votre contenu par vos propres moyens ? Pour ne pas vous tromper, suivez le guide : "Traduction : faire les bons choix – Petit guide de l'acheteur de traductions" (PDF) édité par le SFT (Syndicat national des traducteurs professionnels).

2 Comments

Leave a comment