Optimiser son CMS pour la traduction

Cher client,

Comme vous le savez peut-être, deux options s’offrent à vous pour une traduction d’un site internet : produire une extraction de fichiers, ou laisser l’accès à votre interface de back-office aux traducteurs. Mais cette deuxième option n’est envisageable que si votre site est conçu avec un CMS (Content Management System) ou sur le même modèle.

CMS ?

 
C’est un outil de gestion de contenu vous permettant notamment d’ajouter, modifier ou supprimer des pages ou des textes de votre site, et si vous avez les droits complets, de l’administrer entièrement : gestion des utilisateurs, templates, etc.  Il en existe beaucoup sur le marché, les plus courants étant Joomla, Drupal, Typo3, WordPress, eZPublish, (entre autres). Il existe également tout une panoplie de CMS qui sont soit adaptés d’outils open source, soit intégralement développés “maison” pour répondre précisément aux besoins de l’entreprise.

Traduction de sites web - panorama des CMS

Ils ont tous en commun la possibilité de créer un accès spécifique aux traducteurs avec des droits suffisants pour éditer le texte mais ne permettant (évidemment) pas de contrôler de toute l’administration.

Cette solution de traduction de site web est fort utile pour supprimer les coûts d’intégration. Un certain nombre de clients la retiennent notamment lorsque les volumes à traduire sont importants.

Cet article est un retour d’expérience suite à nos différents projets de traduction sur CMS. C’est aussi un petit quizz à l’usage des développeurs ou « customizateurs » de ce type de plateformes : pour les aider à rendre l’outil 100% translation-friendly !

Le CMS idéal pour une traduction de site web

Voici quelques critères avec un barème permettant d’optimiser son CMS pour la traduction et d’évaluer s’il répond bien aux besoins d’un prestataire en traduction !

I – Pour le suivi du projet ( /6 pts)

 

1. Attribue un statut de traduction à chaque page éditée : non traduit, en cours de traduction, traduit, relu (+ 1 point cadeau s’il propose aussi un statut de publication : publié / non publié) – /2 pts

[box type=”shadow”]Ceci évite que dans la précipitation certains textes incomplets soient mis en ligne ! La traduction est un processus non linéaire où les allers-retours sont fréquents, un texte peut avoir l’air fini et ne pas l’être[/box]

2. Enregistre et affiche les noms des traducteurs et relecteurs ayant travaillé sur un texte donné (traducteur / relecteur) avec les logs de connexion/1 pt

[box type=”shadow”]La confiance n’exclut pas le contrôle ;)[/box]

3. Compte le volume de contenus à traduire à chaque niveau d’arborescence – /3 pts

[box type=”shadow”]Les délais étant souvent courts, c’est un élément essentiel permettant le rétro-planning et le dimensionnement de l’équipe projet, et c’est aussi la garantie d’une facturation de la traduction (au mot) la plus juste possible[/box]

II – Pour la qualité de la traduction ( /7 pts)

4. Permet le travail sur des unités de texte importantes et/ou cohérentes : pages complètes ou blocs cohérents et non mots ou bouts de phrases isolées –  /3 pts

[box type=”shadow”]parce que traduire “le” ou “merci pour” sans savoir ce qui suit, c’est prendre le risque de voir des phrases reconstituées de manière un peu fantaisiste – c’est fort poétique parfois, mais le plus souvent peu compréhensible…[/box]

5. Permet de visualiser les contenus traduits en contexte sur le site en production (ou en pré-prod) – /2 pts

[box type=”shadow”]le contexte c’est la clé ! Essayez pour voir de traduire certains mots ou phrases sans contexte : panier = basket, cart, shopping bag ? suivant = désigné ci-après ou “qui suit quelque chose” ?[/box]

6. Inclut un glossaire intégré et incrémental, qui propose des suggestions pour tout terme déjà traduit sur le site ou dont on connaît déjà la traduction souhaitée – /2 pts

[box type=”shadow”]en résumé, cela imite, en mode très simplifié, ce que font les outils de TAO (aide à la traduction) disponibles sur le marché[/box]

III – Pour l’efficacité du projet ( /7 pts)

7. Sauvegarde les données saisies même en cas de problème serveur ; là, c’est du vécu ! – /2 pts

8. Est visuellement agréable à utiliser ; cela ne fait pas de mal, un peu d’esthétique – /1 pt

9. Est ergonomique : éviter 6 clics pour atteindre une phrase à traduire de 3 mots… – /2 pts

10. Ne présente aucun bug (hahahaha ; monde idéal) – /2 pts

La traduction de site web côté client

 

Nous venons d’évoquer l’outil. Mais allons plus loin. Nous avons aussi quelques souhaits concernant spécifiquement l’utilisation des CMS par nos clients. Dans ce type de projet, les interactions sont soutenues et vont au-delà d’un simple aller-retour de fichier… Alors, comment devrait procéder le client idéal ?

A. il prévient (à l’avance) de toute opération de maintenance

B. il ne modifie pas les contenus en cours de traduction, ne les supprime pas non plus

C. il a un interlocuteur expert sur l’outil en mesure de traiter tout problème (ou met en relation avec l’agence web qui administre le CMS)

Un client “absolument parfait” (*) spécifie bien sûr dès le départ la nature des utilisateurs cibles (un site web est par définition accessible à tous, mais ne s’adresse pas forcément à tous). Mais ceci vaut pour toute traduction : à qui se destinent les contenus à traduire.

Evidemment, les personnes ayant plus de 16/20 à ce test sont priées de prendre contact avec nous (voire même de nous envoyer une demande de devis au plus vite). Elles seront d’office considérées officieusement parmi les clients “gold” de Trad Online 😉

(*) : nous évoquons ici l’hypothèse du client “absolument parfait”. Il en est de même du côté traduction. Nous faisons l’hypothèse d’une agence de traduction “tout aussi absolument parfaite”. Disons que c’est implicite bien sûr…

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