Twitter fait appel au crowdsourcing pour la traduction de son site…

 

Twitter dans les pas de Facebook (en espérant ne pas refaire les erreurs du grand frère)…

L’interface actuelle n’est fournie qu’en Anglais et Japonais…et les 50 millions d’utilisateurs sont très centrés sur les EU. L’objectif est d’attirer de nouveaux utilisateurs "all over the world". 

Il est étonnant de voir que Twitter a levé récemment plus de 100 Millions de US$…et que l’équipe a choisi d’utiliser la communauté pour traduire l’interface du site. Je ne pense pas que cela soit une question de moyen…le volume à traduire est relativement faible (largement plus réduit que pour Facebook par ex.) Sans être dans le secret des Dieux, je penche pour une opération d’animation de la communauté et de communication. C’est en jouant sur la notion de reconnaissance que Twitter a recruté ses traducteurs. L’effet communautaire une nouvelle fois…

Voici la liste des personnes retenues, je crois avoir passé en revue toutes les personnes…aucun n’est traducteur professionnel…certains sont des habitués des bons coups (sans connotation négative) pour renforcer leur présence en ligne, d’autres des utilisateurs chevronnés du service, mais sauf erreur, aucun représentant de notre métier

Qu’il n’y ait pas de traducteurs en soi ne m’étonne pas….malheureusement ou heureusement…j’hésite entre deux hypothèses :

– un large sourire…en pensant au refus concerté et conscient des traducteurs professionnels français de servir gratuitement une entreprise privée (par opposition à une association par exemple)

– une mine attristée…en pensant qu’aucun traducteur ou regroupement de traducteurs n’ait eu l’idée de s’associer à ce projet à des fins de communication, marketing, référencements…ou de défense du métier. Mais peut-être n’étaient-ils tout simplement pas au courant…et c’est aussi un autre problème…

Je vous laisse le soin de choisir entre ces deux hypothèses. Mais peut-être avez-vous une troisième ?

En tant qu’agence de traduction, nous participons gratuitement (avec nos traducteurs, qui sont rémunérés bien sûr) à des projets de traduction, mais pour des associations à but non lucratif, projets pour lesquels nous investissons du temps et des compétences. Nous suivons de près les évolutions comme celle du crowdsourcing (qui n’est pas propre à la traduction) et nous pensons que tous les acteurs de notre filière devraient se pencher sur cette question pour adopter une position commune sur le sujet. Parfois, un simple communiqué de presse peut suffire pour montrer une présence vigilante…

 

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